En 20 ans, les prix parisiens de l’immobilier ont flambé, passant de 2840 euros à 8140 euros le m2… Le marché, pourtant si disparate, s’est peu à peu uniformisé, gommant les grands écarts de prix d’un arrondissement à l’autre.

En 2013, le 6e arrondissement, le plus onéreux de la capitale avec 12 320 euros le mètre carré , n’est « que » 1,83 fois plus cher que le 20e, meilleur marché de tous, qui affiche 6940 euros le mètre carré.

En cause? La pénurie de logements endémique en Ile-de-France. Les petits appartements font la plus grande culbute de prix. Les studios ont multiplié leur prix par 3,21 entre 1996 et 2013, contre 2,84 pour l’ensemble des appartements. Avec les prix qui grimpent, l’accession à la propriété se fait plus rare. Seul un Parisien sur trois et moins d’un Francilien sur deux était propriétaire de sa résidence principale en 2009. Une proportion bien en-dessous de la moyenne nationale (58 %). Les acquéreurs sont plus âgés. De 1996 à 2013, l’âge médian des acquéreurs est passé de 36 ans à 40 ans. Avec 38 % de professions intellectuelles supérieures, contre 27 % en 2001.

Bien que les prix soient aujourd’hui élevés à Paris, il faut regarder ce qu’il se passe dans d’autres capitales européennes. A Londres le prix d’un 3/4 pièces peut avoisiner les 2 millions de £. On peut donc se dire que les prix peuvent toujours grimper encore plus haut.